Pour ceux qui ne connaissent pas Twixtor, il s'agit d'un logiciel de la société Re:Vision Effects disponible sous forme de plugin pour la plupart des solutions de montage.
Bon, autant vous laminer tout de suite, il s'agit d'une solution professionnelle, à un prix... professionnel.
Comptez $330 pour la version de base (oui, ça calme).
Mais que fait-il donc à ce prix là, ce fameux Twixtor ? Il va vous aider à faire des images très, très ralenties, sans avoir recours à des caméras à miroir rotatif !
Rappelez-vous l'article intitulé "'L'Art du ralenti" où nous vous parlions de la notion d'images intermédiaires. Et bien voilà ce que fait Twixtor : il crée des images intermédiaires grâce à des algorithmes d'interpolation, un peu comme un logiciel de warping, donc.
Jordi vous livre ici sa recette pour l'utiliser en plugin After Effect (AE):
Créez une nouvelle composition à la dimension de votre vidéo, et du nombre d'images secondes de votre vidéo (si votre GoPro est configurée en PAL 720p, c'est 50, mais en choisissant le format NTSC qui fait 59.94 images secondes, vous gagnerez 9 précieuses images par seconde).
Faites glisser votre vidéo dans le projet.
Puis faites la glisser de nouveau mais ce coup-ci sur la timeline.
Ne gardez sur la timeline que la partie qui vous intéresse (la séquence à ralentir)
Cliquez sur l'icone mise en valeur ci-dessous, de manière à activer l'interpolation d'images
Puis activez dans le menu calque, puis interpolation, le déplacement de pixels.
Par la suite, via le menu "effet", lancez maintenant Twixtor.
Cela vous ouvre l'effet dans la fenêtre de votre projet ; sur la ligne "Input: Frame Rate",
inscrivez la fréquence d'image initiale de votre séquence (59.94 pour du NTSC, 50 pour du PAL, etc.)
Choissisez maintenant, en faisant défiler la timeline, l'endroit où vous souhaitez avoir votre effet de ralenti (Flèche n°1), puis (Flèche n°2) activez le "speed" à vitesse 100 (vitesse par défaut).
Cela a pour effet de faire apparaître un repère sur la timeline (Flèche n°3)
Puis dans la fenêtre "prévisualisation", avancez d'une image.
Entrez maintenant une valeur de "speed" de "3", qui correspond à un ralenti de 3% de la vitesse normale.
En agrandissant votre timeline, vous vous apercevrez qu'il y a dorénavant 2 repères, très proches.
Activez ensuite dans calque, puis instant, le remappage temporel.
Agrandissez la longueur de votre clip sur la timeline en faisant glisser son extrémité.
Puis choisissez l'endroit où vous souhaitez que votre ralenti stoppe, et revienne à une vitesse normale (flèche n°1)
Insérez alors une clé en cliquant sur l'icone pointée par la flèche n°2
La clé apparait sur la timeline (flèche n°3).
Avancez de nouveau d'une image...
... et remettez la valeur de "speed" à "100". un nouveau repère apparait, très proche du point-clé activé précédemment (n'hésitez pas à zoomer).
Et voilà ! Vous pouvez raccourcir la fin de votre clip sur la timeline si celui ci est trop long, puis l'exporter au format qui vous convient le mieux.
Voici enfin le résultat, filmé pour moitié à la Go pro HD, et pour l'autre moitié avec un appareil photo Canon 550D :
D'autres vidéos exploitant Twixtor :
Vidéo de Samy :
Vidéo partagée par Steeven sur la page facebook de GoPro.Hacks :
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mardi 22 mars 2011
L'art du ralenti (Slow Motion)
Beaucoup de personnes ont acheté une GoPro en entendant parler du fameux mode "60fps" qui permettait d'obtenir de beaux ralentis fluides.
Oui mais voilà, dans les faits, êtes-vous sûrs d'exploiter à fond cette possibilité de la caméra ?
... Pas si sûr quand on voit ce que l'on voit parfois.
Commençons par le début : à quoi correspondent ces valeurs fps ?
FPS est un acronyme pour "Frame Per Second", soit pour parler simplement, un nombre d'images par seconde.
La Gopro propose 4 fréquences d'enregistrement d'images.
Deux sont destinées au format nord-Américain NTSC, ce sont les modes 30 et 60 fps (plus exactement 29.97 et 59.94), tandis que les deux autres correspondent au format PAL -utilisé en Europe (modes 25 et 50 fps)-.
Ainsi dans le mode PAL vous pourrez choisir d'enregistrer à une fréquence standard de 25 "images" par seconde (modes R2,R4, R5), ou bien à une cadence plus élevée de 50 images par secondes, dans le but avoué de produire des ralentis plus fluides (mode R3).
Pourquoi faut-il enregistrer "plus vite" pour faire de beaux ralentis ?
OK, on rentre maintenant dans le vif du sujet.
Commençons par un exemple où, pour simplifier, on imagine enregistrer une séquence vidéo à 10 images par secondes (c'est un exemple fictif, 10 a été choisi pour simplifier les choses).
En lisant cette séquence à la même fréquence qu'à l'enregistrement, pas de problème : on obtient un déroulement en unité de temps réelle (1 seconde enregistrée correspond bien à 1 seconde lue).
Si maintenant vous réglez votre lecteur pour qu'il lise au ralenti, ce dernier va simplement changer la fréquence d'images diffusées.
Pour une lecture à la moitié de la vitesse réelle, seront donc diffusées moitié moins d'images par seconde, soit dans notre exemple 5 images, chaque seconde.
Cela a évidemment un impact sur la qualité du film, celui ci paraissant d'autant plus saccadé que vous aurez baissé la fréquence d'images, jusqu'à obtenir un phénomène "d'image par image".
Que se passe-t'il au montage lorsque l'on souhaite ralentir cette séquence ?
C'est ce que tente de montrer l'illustration ci-dessous.
Dans un ralenti à 50% de la vitesse normale, pour conserver la même fréquence de lecture (à la différence du ralenti de votre lecteur, qui lui change la fréquence d'image), le logiciel va insérer des images supplémentaires entre chaque image enregistrée.
Pour limiter l'effet de saccade, le logiciel effectue en général un fondu entre les images afin de combler les images manquantes, ici représentées par des points d'interrogation.
Certains logiciels plus avancés et plus spécialisés arrivent même à interpoler les images afin de créer les images intermédiaires (imaginez une aiguille sur un cadran, à la position de midi sur la première image et sur le "2" à la deuxième ; un tel logiciel sera capable de créer l'image intermédiaire de l'aiguille sur le "1").
Ce sera l'objet d'un autre article.
Vous l'aurez compris dans l'exemple ci-dessus, pour faire un beau ralenti, l'idéal est de disposer de ces fameuses images intermédiaires (marquées par un point d'interrogation).
C'est là qu'interviennent les modes 50fps (pour la norme PAL) et 60 fps (pour la norme NTSC)
Prenons un nouvel exemple.Vous avez filmé cette fois-ci en 20fps, et vous disposez donc de deux fois plus d'images par seconde que dans le premier exemple.
Si vous lisez la séquence en 20fps, vous obtenez une lecture normale.
Passons maintenant la séquence à la fréquence standard de notre premier exemple, soit 10 fps.
Vous constatez que la vidéo sera lue de manière ralentie, mais comporte cette fois-ci toutes les images intermédiaires, sans trucage logiciel.
Vous pouvez faire vous-même l'essai :
Prenez une séquence tournée en mode R3 sur la GoPro (50fps ou 59.94fps selon que vous êtes en PAL ou NTSC).
Ouvrez-là dans Avidemux
Profitez-en pour noter la durée totale de votre séquence.
Si vous ne vous rappelez plus de vos réglages de prise de vue, vous pouvez faire Fichier/information
Ici on s'aperçoit que la séquence a été tournée en mode R3 NTSC, soit 720p à 59.94fps.
Allons maintenant dans le menu Video/Images par seconde
Décochez "utiliser une valeur personnalisée" et choisissez dans le menu déroulant la valeur standard correspondante : NTSC 30 fps dans notre cas, soit 29.97fps (PAL 25 fps si vous avez filmé en mode R3 PAL).
Vous constaterez que la durée de la séquence a doublé. A la lecture votre séquence sera donc désormais ralentie de moitié.
Vous pouvez ensuite choisir de ne sélectionner que la partie que vous souhaitez ralentir (cf l'article en lien) ou bien enregistrer toute la séquence en ralenti pour l'importer dans une piste "spécial ralenti" de votre logiciel de montage.
Pour enregistrer sans perte, mettre toutes les valeurs (1) et (2) sur "copy", le format (3) sur MP4 et cliquez sur "enregistrer" (4).
Vous voilà maintenant avec une vidéo ralentie à la moitié de sa vitesse initiale !
La changement de fréquence d'image est-il obligatoire pour exploiter les ralentis des modes en 50 et 60 fps ?
Cela dépend.
De quoi ? Et bien de votre logiciel, surtout s'il n'est pas tout récent.
Comme nous l'avons signalé au début de l'article, certains, bien qu'ayant enregistré en 50 ou 60fps en vue de faire des ralentis, n'en tirent sans le savoir aucunement parti au montage.
Voici pourquoi.
Lorsque vous déterminez la fréquence d'image de votre montage sur votre logiciel, vous choisissez logiquement des fréquences standard (24,25 ou 29.97fps), prenons par exemple 25fps.
Le problème, c'est qu'en important directement votre séquence (par exemple de 50fps) dans votre projet (à 25fps), certains logiciels vont effectuer une conversion vers la fréquence déterminée pour ce dernier.
Ainsi votre séquence va passer de 50fps à 25 fps mais en gardant une durée identique afin que la lecture se fasse à 100%.
Pour ce faire, ces logiciels vont simplement supprimer une image sur deux. Vous vous retrouvez donc avec une piste vidéo contenant exactement les mêmes informations qu'une séquence qui aurait été tournée en 25 fps.
Le gain est alors nul.
Avec ce genre de logiciels, lorsque vous souhaiterez intégrer un ralenti il conviendra alors d'importer vos séquences converties comme indiqué ci-dessus avec Avidemux pour conserver une fluidité optimale.
Pour autant, d'autres logiciels gèrent la fréquence d'image de manière plus intelligente.
En conclusion : renseignez-vous bien sur la manière dont votre logiciel gère des fréquences d'images différentes :
Oui mais voilà, dans les faits, êtes-vous sûrs d'exploiter à fond cette possibilité de la caméra ?
... Pas si sûr quand on voit ce que l'on voit parfois.
Commençons par le début : à quoi correspondent ces valeurs fps ?
FPS est un acronyme pour "Frame Per Second", soit pour parler simplement, un nombre d'images par seconde.
La Gopro propose 4 fréquences d'enregistrement d'images.
Deux sont destinées au format nord-Américain NTSC, ce sont les modes 30 et 60 fps (plus exactement 29.97 et 59.94), tandis que les deux autres correspondent au format PAL -utilisé en Europe (modes 25 et 50 fps)-.
Ainsi dans le mode PAL vous pourrez choisir d'enregistrer à une fréquence standard de 25 "images" par seconde (modes R2,R4, R5), ou bien à une cadence plus élevée de 50 images par secondes, dans le but avoué de produire des ralentis plus fluides (mode R3).
Pourquoi faut-il enregistrer "plus vite" pour faire de beaux ralentis ?
OK, on rentre maintenant dans le vif du sujet.
Commençons par un exemple où, pour simplifier, on imagine enregistrer une séquence vidéo à 10 images par secondes (c'est un exemple fictif, 10 a été choisi pour simplifier les choses).
En lisant cette séquence à la même fréquence qu'à l'enregistrement, pas de problème : on obtient un déroulement en unité de temps réelle (1 seconde enregistrée correspond bien à 1 seconde lue).
Si maintenant vous réglez votre lecteur pour qu'il lise au ralenti, ce dernier va simplement changer la fréquence d'images diffusées.
Pour une lecture à la moitié de la vitesse réelle, seront donc diffusées moitié moins d'images par seconde, soit dans notre exemple 5 images, chaque seconde.
Cela a évidemment un impact sur la qualité du film, celui ci paraissant d'autant plus saccadé que vous aurez baissé la fréquence d'images, jusqu'à obtenir un phénomène "d'image par image".
Que se passe-t'il au montage lorsque l'on souhaite ralentir cette séquence ?
C'est ce que tente de montrer l'illustration ci-dessous.
Dans un ralenti à 50% de la vitesse normale, pour conserver la même fréquence de lecture (à la différence du ralenti de votre lecteur, qui lui change la fréquence d'image), le logiciel va insérer des images supplémentaires entre chaque image enregistrée.
Pour limiter l'effet de saccade, le logiciel effectue en général un fondu entre les images afin de combler les images manquantes, ici représentées par des points d'interrogation.
Certains logiciels plus avancés et plus spécialisés arrivent même à interpoler les images afin de créer les images intermédiaires (imaginez une aiguille sur un cadran, à la position de midi sur la première image et sur le "2" à la deuxième ; un tel logiciel sera capable de créer l'image intermédiaire de l'aiguille sur le "1").
Ce sera l'objet d'un autre article.
Vous l'aurez compris dans l'exemple ci-dessus, pour faire un beau ralenti, l'idéal est de disposer de ces fameuses images intermédiaires (marquées par un point d'interrogation).
C'est là qu'interviennent les modes 50fps (pour la norme PAL) et 60 fps (pour la norme NTSC)
Prenons un nouvel exemple.Vous avez filmé cette fois-ci en 20fps, et vous disposez donc de deux fois plus d'images par seconde que dans le premier exemple.
Si vous lisez la séquence en 20fps, vous obtenez une lecture normale.
Passons maintenant la séquence à la fréquence standard de notre premier exemple, soit 10 fps.
Vous constatez que la vidéo sera lue de manière ralentie, mais comporte cette fois-ci toutes les images intermédiaires, sans trucage logiciel.
Vous pouvez faire vous-même l'essai :
Prenez une séquence tournée en mode R3 sur la GoPro (50fps ou 59.94fps selon que vous êtes en PAL ou NTSC).
Ouvrez-là dans Avidemux
Profitez-en pour noter la durée totale de votre séquence.
Si vous ne vous rappelez plus de vos réglages de prise de vue, vous pouvez faire Fichier/information
Ici on s'aperçoit que la séquence a été tournée en mode R3 NTSC, soit 720p à 59.94fps.
Allons maintenant dans le menu Video/Images par seconde
Décochez "utiliser une valeur personnalisée" et choisissez dans le menu déroulant la valeur standard correspondante : NTSC 30 fps dans notre cas, soit 29.97fps (PAL 25 fps si vous avez filmé en mode R3 PAL).
Vous constaterez que la durée de la séquence a doublé. A la lecture votre séquence sera donc désormais ralentie de moitié.
Vous pouvez ensuite choisir de ne sélectionner que la partie que vous souhaitez ralentir (cf l'article en lien) ou bien enregistrer toute la séquence en ralenti pour l'importer dans une piste "spécial ralenti" de votre logiciel de montage.
Pour enregistrer sans perte, mettre toutes les valeurs (1) et (2) sur "copy", le format (3) sur MP4 et cliquez sur "enregistrer" (4).
Vous voilà maintenant avec une vidéo ralentie à la moitié de sa vitesse initiale !
La changement de fréquence d'image est-il obligatoire pour exploiter les ralentis des modes en 50 et 60 fps ?
Cela dépend.
De quoi ? Et bien de votre logiciel, surtout s'il n'est pas tout récent.
Comme nous l'avons signalé au début de l'article, certains, bien qu'ayant enregistré en 50 ou 60fps en vue de faire des ralentis, n'en tirent sans le savoir aucunement parti au montage.
Voici pourquoi.
Lorsque vous déterminez la fréquence d'image de votre montage sur votre logiciel, vous choisissez logiquement des fréquences standard (24,25 ou 29.97fps), prenons par exemple 25fps.
Le problème, c'est qu'en important directement votre séquence (par exemple de 50fps) dans votre projet (à 25fps), certains logiciels vont effectuer une conversion vers la fréquence déterminée pour ce dernier.
Ainsi votre séquence va passer de 50fps à 25 fps mais en gardant une durée identique afin que la lecture se fasse à 100%.
Pour ce faire, ces logiciels vont simplement supprimer une image sur deux. Vous vous retrouvez donc avec une piste vidéo contenant exactement les mêmes informations qu'une séquence qui aurait été tournée en 25 fps.
Le gain est alors nul.
Avec ce genre de logiciels, lorsque vous souhaiterez intégrer un ralenti il conviendra alors d'importer vos séquences converties comme indiqué ci-dessus avec Avidemux pour conserver une fluidité optimale.
Pour autant, d'autres logiciels gèrent la fréquence d'image de manière plus intelligente.
En conclusion : renseignez-vous bien sur la manière dont votre logiciel gère des fréquences d'images différentes :
- Avec certains, il ne sera nul besoin de se soucier de cela. Un fichier de 50fps dans un projet paramétré à 25fps sera lu en vitesse normale dans la ligne de temps, mais en cas de ralenti, ce seront bien toutes les images du fichier à 50fps qui seront utilisées. Le logiciel effectue alors pour vous toutes les tâches "en sous-marin". Le top !
- Avec d'autres logiciels, il vous faudra créer un projet à 50fps et y importer votre fichier à 50 fps, puis importer ce même projet dans un autre projet à 25fps, ce qui est un peu plus fastidieux, mais bon.
- Enfin, il est possible que votre logiciel ne gère pas du tout cela, auquel cas il vous faudra procéder à une conversion manuelle de votre fichier 50 fps vers 25 fps (explications ci-dessus)
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