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mercredi 20 février 2013

Conformer un format 4:3 vers du 16:9, le redimensionnement anamorphique.

La GoPro dispose de différents modes de prises de vues. C'est à la fois un avantage (selon que l'on doive cadrer en hauteur ou en largeur), et un inconvénient (lorsque l'on veut monter ensemble des images prises dans des modes aux ratios différents).

Les téléviseurs HD sont généralement dotés d'un ratio (rapport longueur/hauteur) de 16:9. C'est donc logiquement le format que l'on retrouve dans une large proportion parmi les productions.

La gestion des rushs en 4:3 sur une production en 16:9 a aussi tout du casse-tête.

Passons en revue les possibilités existantes.

Tout d'abord, partons de l'image originale, en format 4:3.
Cela peut être du 1920x1440 ou du 1280x960 qui ont le même ratio : 1920/1440=1280/960=4/3=1,33

Pour convertir en 16:9, il conviendra alors de choisir le format inférieur le plus proche, à savoir 1920x1080 pour le 1440p ou bien le 1280x720 pour le 960p.
Agrandir la vidéo sur le format supérieur aurait pour incidence de pixeliser la vidéo, ce qui n'est pas souhaitable en terme de qualité.

Revenons à notre exemple :
  • voici une image en 4:3 :
image en 4:3

  • Simulons maintenant l'affichage de cette image sur un écran au format 16:9. L'image prendra toute la hauteur de l'écran, mais pas toute la longueur ; on obtiendra donc les "fameuses" bandes noires qui dans notre cas seront sur les côtés.

    L'inverse, un format 16:9 sur un écran 4:3 donnerait les bandes noires horizontales qu'on retrouvait sur nos écrans cathodiques lors de la diffusion des films du dimanche soir. On appelle cela de manière générique un "letter box". La volonté ici est de respecter au mieux le cadrage original du film, au dépends de l'exploitation de l'écran.

    Ci-dessous, nous sommes donc dans un cas de "letter box" un peu particulier, appelé "reverse letter box" ou encore "pillar box", puisque les bandes noires sont verticales.
image 4:3 sur un écran 16:9 en "pillar box"

  •  Bien. Nouvelle possibilité : celle de zoomer sur une partie de l'image afin de remplir l'écran.
    Cette technique est appelée "Pan & Scan". Elle est loin de faire l'unanimité puisque le cadrage source n'est pas entièrement restitué et que l'agrandissement peut générer une détérioration de l'image visible.
image 4:3 sur écran 16:9 en "pan & scan". Les zones hachurées sont perdues. Sur l'écran, la demoiselle aura les pieds coupés, le spectateur à perruque : la tête.
  •  Une autre manière d'utiliser toute la surface utile de l'écran consiste à étirer l'image en longueur (format Widescreen).
    Inconvénient, le ratio n'étant plus respecté, l'image apparait aplatie. Le résultat n'est pas très heureux, la déformation enlevant tout réalisme.
image 4:3 en widescreen sur un écran 16:9. L'image est aplatie.

Alors, c'est tout ?
Et bien non, il y a des petites astuces, qui sont dérivées d'une pratique ayant cours dans le milieu professionnel et que l'on appelle anamorphose.
La problématique venait à l'origine des films utilisés en cinéma, dont le ratio ne correspondait pas à celui des écrans larges des salles de cinéma. Des lentilles anamorphiques ont donc été utilisées pour compresser en largeur sur les films trop étroit l'intégralité de la scène filmée. En salle, une autre lentille anamorphique apposée sur le projecteur permet alors de restituer la scène sans l'effet de compression.

Si cela parait abstrait, jetez un œil aux anamorphoses de Julian Beever. Les effets 3D ne sont perceptibles que sous un angle bien précis, au delà duquel l'image parait déformée.

L'idée maintenant est de simuler numériquement une anamorphose pour limiter la perception de la déformation.

Cette technique est réalisable sur certains logiciels de montage, par exemple sous Final Cut avec le plugin gratuit "Andy's Elastic Aspect". L'idée est de faire une contre-déformation sur le centre de l'image, qui constitue le point important visuellement, et d'étirer les bords, là où la déformation se remarquera moins et correspondra plus ou moins à un aspect fisheye typique de la GoPro.

Le logiciel maison de chez GoPro offre également cette possibilité, de manière très simplifiée et sobrement intitulée "H.Dynamic".

Petit tuto vite fait :

  1. On commence par importer la vidéo qui est au format 4:3. Si besoin, on détermine les points d'entrée et sortie de la séquence exacte que l'on veut conformer à l'aide des boutons "IN" et "OUT". Ne prenez que la partie qui vous sera utile, vous économiserez à votre ordinateur du temps de calcul.
  2. On se rend dans les paramètres avancés.
  3. Si la vidéo est une 1440p, on choisit le format 1080p, si elle est en 960, le format 720p.
  4. Si l'option est rendue disponible, on n'oublie pas de confirmer en cochant la case que l'on veut du 16:9
  5. On valide les paramètres avancés
  6. On ajoute la séquence à la liste d'attente
  7. On lance la conversion
  8. Une fois la conversion terminée, on passe à l'étape d'édition. On se rend alors compte que l'image est bien en 16:9 widescreen. Le cercle "témoin" de notre exemple est devenu aplati. Beurk.
  9. on va corriger cela en utilisant le curseur H.DYNAMIC en le tirant vers la gauche.
    Ici sur notre cas d'image simple, nous n'avons pas hésité à y aller franchement. Si la déformation sur les bords est trop importante, soyez plus subtils.
  10. Il ne reste plus qu'à exporter la séquence !

Le résultat avec notre image d'exemple de tout à l'heure :
Cliquer pour voir l'image en grand.
A droite : l'image originale en 4:3
En haut à gauche un format widescreen standard (image déformée)
En bas à gauche, le résultat de la transformation anamorphique. Le résultat, au moins pour le centre de l'image, parait beaucoup plus naturel, et plus conforme aux images obtenues avec la GoPro.





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mercredi 4 mai 2011

Passage en revue : le HD Player de chez XSories.

Vous vous en êtes peut-être rendus compte, mais le blog était en mode pause pour ces dernières vacances de Pâques.
L'occasion pour nous d'essayer de nouveaux bricolages, mais aussi d'avoir en main le lecteur multimédia de chez XSories : le XHD Digital Media Player.

Derrière ce nom de code se cache un petit lecteur de cartes mémoire-flash (SD, USB) et disques durs externes sur téléviseur.
Le principe : on branche sur la TV, on insère sa carte SD, clef USB ou disque dur avec fiche USB et on profite de ses films, images... !

Le petit XHD a fort à faire sur un marché encombré de lecteurs multimédias, de lecteurs DVD qui intègrent eux aussi les cartes mémoires flash et clefs USB, d'ordinateurs et portables en tous genres...
Comme le suggère son petit sobriquet,  le XHD s'est fait une spécialité de la gestion des fichiers "haute-définition", et il gère donc sans problèmes bon nombre de formats.

Le cœur du système tient dans la main (le boîtier fait 142 x 92 x 23 mm pour 130g), ce qui en fait une solution intéressante question mobilité. Pratique pour checker les rushs de la GoPro avec les potes sur l'écran géant Full HD ready du bar du spot ("Chez Paulo") en sirotant un lait-fraise !


La finition noir-mat est plaisante à voir et à toucher ; peu salissante et évitant les réflexions de lumière parasites.
Hormis les prises pour cartes SD et USB, il n'y a donc pas grand chose à rajouter à la description à part une petite fenêtre en façade avant avec témoin de veille et récepteur des signaux infrarouges de la télécommande.

En ce qui concerne la connectique, on trouve une sortie coaxiale, une sortie vidéo composite, des sorties Audio RCA, et surtout HDMI, l'ami des téléviseurs HD actuels.

Par analogie à la GoPro, on retrouve donc (en gros) la sortie vidéo standard, et la sortie vidéo numérique (l'ami HDMI ici).

Notons aussi la prise d'alimentation  : et oui, il faudra trouver une prise secteur à proximité pour brancher la bête.
C'est un peu dommage en utilisation mobile, mais il faudra vous faire à un câble supplémentaire pour fournir les 5V nécessaires au fonctionnement de l'appareil.
Et surtout faire comprendre à Paulo la raison pour laquelle vous avez débranché sa boule à facettes.

Voici la télécommande, parce que s'il fallait se lever pour changer de séquence, autant lire les fichiers depuis la GoPro et son interface pour le moins basique. La navigation sur le XHD se révèle quant à elle très pratique.

Compte-tenu du prix de l'ensemble, on regrette que le bouton "red" ne soit pas rouge et que le "green" ne soit pas vert (dans l'interface à l'écran, on voit légendé un petit rectangle vert pour atteindre certaines fonctions, par exemple). Niveau ergonomie cela aurait été mieux.
La portée est suffisante (annoncée à 7m), mais il arrive parfois qu'il soit nécessaire de rappuyer sur un bouton pour une commande qui est mal passée. La télécommande semble donc manquer d'un peu de réactivité, compensée par des pressions un peu plus franches sur les boutons.
Venons-en à l'utilisation : le branchement est vraiment simple à faire, et rapide.
On branche les câbles, on sélectionne sur le téléviseur l'entrée vidéo (par exemple ici : HDMI) et on allume le player.
L'interface écran propose un menu où figurent les types de médias (vidéos, sons, images), un explorateur de fichier et un menu de paramétrage pour adapter au mieux les caractéristiques du lecteur à votre écran. La navigation reste intuitive.

A l'insertion, une détection automatique des médias présents sur la carte est possible. Lors de nos tests sur une carte encombrée de fichiers en tous genres (pas forcément multimédias), il s'est toutefois avéré parfois plus rapide de naviguer vers le fichier manuellement.
L'avantage du regroupement par médias est de bénéficier d'une fenêtre de prévisualisation, qui aide beaucoup à la recherche du rush voulu (celui où Dédé se vautre lamentablement sur le caméraman), là où les seuls noms de fichiers ne vous seront pas d'une grande aide.

Confortablement affalé sur le canapé, on commande le visionnage d'une main, cela change quand-même pas mal du visionnage via la GoPro.
Zoom sur l'image, arrêt, ralenti avant, arrière, avance rapide, c'est vraiment pratique. Avec la qualité HD de la GoPro, on en prend plein les yeux, un régal sur grand écran.

On regrette que la fonction permettant de pivoter l'image ne fonctionne qu'avec les photos, mais pas les vidéos. Cela aurait été sympa pour ceux qui oublient d'activer le mode "upside down" de la GoPro.

Avec l'explorateur de fichiers, vous avez également la possibilité de manipuler les fichiers (changer d'emplacement, renommer, supprimer, etc.). Bien utile pour faire le ménage sur la carte si l'on n'a pas d'ordinateur à proximité.

A l'usage, nous avons relevé toutefois 2 ou 3 plantages du système nécessitant un redémarrage. L'occasion pour nous de vérifier si le firmware du module était à jour (c'est possible de le faire par clef USB). Malheureusement, nous n'avons pas su trouver quelle était le dernière version de ce firmware, ni où la télécharger. Impossible de savoir si l'on est à jour (on a dû en déduire par défaut que c'était le cas).

En conclusion :
Si le XHD n'est pas exempt de petits défauts de jeunesse, rien de rébarbatif pour autant, et il assume tout à fait sa fonction de player HD.
Précisons que nous avons utilisé divers fichiers, de formats différents, qui n'ont jamais mis le XHD en défaut, l'image est à la hauteur !

La mise en œuvre s'avère simple et les commandes beaucoup plus pratiques qu'avec la GoPro, ce qui apporte un confort certain.

C'est une solution qui mise sur le côté convivial (visionner et faire partager les films), la simplicité et le confort (le tout de son canapé), sans pour autant se restreindre aux seuls fichiers de la GoPro.

Le boitier se range facilement au milieu des accessoires de la GoPro.

Si l'on se réfère aux contraintes que l'on connait dans l'utilisation de la GoPro, on rêve à un XHD un peu plus abouti, avec des fonctions bonus axées sur la mobilité (qui semble faire partie du créneau de ce produit), permettant par exemple de vider les cartes SD de manière automatique et autonome vers un disque dur externe USB.
De quoi ajouter alors une réelle plus-value à l'objet et justifier son prix.

Car à 99€99 on conçoit en effet que cela constitue un petit luxe de voir ses fichiers HD sur grand écran sans peine, au point que le XHD aura à faire ses preuves face à l'offre de solutions disponibles sur le marché, même si le positionnement est assez spécifique ; à ce titre il n'est pas dépourvu d'atouts, surtout relativement à la prise en charge des formats.

Caractéristiques (extrait de la page officielle):


  • Formats Video : AVI, MKV, TS, MPG, MP4/M4V, MOV, VOB, WMV, RM, RMVB, PMP, MPG, M2TS, FLV
  • Codecs Video : MPEG-1, MPEG-2, MPEG-4-XVID, DIVX, H.264, H.263, WMV9/VC1, RMVB
  • Formats de sous-titres: ASS, SSA, SUB FORMAT
  • Formats de disque dur : FAT, FAT 32, NTFS, UDF (non compatible avec les formatages uniquement Mac )
  • Formats Audio : MP3, OGG, WMA, AAC, FLAC, ATRA, APE, AC3, DTS
  • Formats Photo: JPG, JPEG, BMP, GIF, PNG
Enfin, voici la vidéo de présentation sur la page officielle du produit (in english )


XHD Digital Media Player, 99€99




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